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En quittant la maison d'arrêt de Rouen, un nouveau chapitre de ma vie s’ouvrait devant moi, empreint d’incertitudes et d’espoirs. C’est Alain Roussel, un ami fidèle, qui m’a tendu la main et m’a accueilli à Soissons, cette ville qui marquait le début d’un parcours incertain mais nécessaire. Là, tout était à reconstruire. Tout ce que j’avais appris jusqu’à ce moment-là, mes certitudes et mes repères, devait être mis de côté. C’était le moment de repartir de zéro, d’abandonner les vieux schémas pour accueillir un apprentissage renouvelé. Les leçons du passé ne devenaient plus que des outils, des compléments essentiels à la richesse d’une vie nouvelle, une vie à réinventer.
"Retour en prison et hôpital psychiatrique"
À 67 ans, je regarde le chemin parcouru, avec ses hauts et ses bas, ses épreuves et ses moments de grâce. Ma vie n’a pas été un fleuve tranquille, loin de là. Elle a été faite de luttes, de doutes, de réinventions permanentes. Chaque étape a été un combat, mais aussi une chance d’apprendre, de me redresser après chaque chute, de comprendre qu’il n’y a pas de vrai échec, seulement des leçons à tirer. Les années m’ont forgé, m’ont appris que le bonheur n’est pas une destination mais un chemin, et qu’il n’est jamais trop tard pour repartir à zéro, pour réécrire sa propre histoire, même lorsqu’on pense qu’il n’y a plus de temps à perdre.
Aujourd’hui, je regarde la vie avec la sérénité de celui qui sait que chaque instant vécu, même les plus difficiles, ont été des étapes essentielles vers la sagesse. Et si je devais repartir de zéro à chaque fois, je le ferais sans hésiter, car ce que j’ai appris, je ne l’ai pas seulement appris pour moi, mais pour ceux qui croisent mon chemin. Chaque défi m’a rapproché d’une vérité simple mais puissante : ce qui compte, ce n’est pas de vivre une vie sans heurts, mais de savoir comment renaître à chaque obstacle, comment grandir à travers chaque épreuve. La richesse de la vie se trouve dans ces moments où l’on choisit de se relever, de se réinventer, d’avancer, peu importe le poids des années ou des erreurs passées.
Me voilà établi dans un logement précaire, un toit temporaire, mais qui m'offre pourtant un peu de répit. Chaque jour, je me réveille avec une seule idée en tête : trouver un nouveau logement, un endroit stable où je pourrai enfin poser mes valises et finir mes jours dans la tranquillité. L'incertitude de la précarité m'étouffe, mais elle alimente aussi mon désir de m'ancrer quelque part, de me reconstruire, de créer un espace à moi. Un lieu où je pourrai enfin exister sans la peur du lendemain, où je serai libre de vivre sans me battre constamment contre le vent.
Les démarches sont longues, parfois décourageantes, mais j'y mets tout mon espoir. Car derrière chaque formulaire, chaque visite, chaque porte fermée, je vois une possibilité. J'imagine ce jour où je poserai mes valises, où je m'arrêterai de courir après l'invisible. Ce jour où je pourrai dire : "C’est chez moi."
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